Attention aux maisons secondaires inoccupées en Espagne

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Attention aux maisons secondaires inoccupées en Espagne

Se voir exiger 3000 euros afin de pouvoir récupérer son logement occupé illégalement. C’est ce que vivent actuellement Claudette Böck et son compagnon dans le sud de l’Espagne. Cette Suissesse, qui a longtemps habité à Lausanne, souhaitait passer quelques mois dans sa résidence de vacances, à Alicante. Arrivée sur place, elle a vite déchanté en découvrant un couple, avec un adolescent et un chien, qui squattait chez elle. Cette famille refuse de quitter les lieux. À moins de céder au chantage financier des squatteurs. Ils demandent une sorte de rançon pour quitter sa villa, ce qu’elle et son ami refusent.

Excédée, Claudette s’est rendue hier matin chez elle. «Nous surveillions les lieux avec l’aide de voisins, explique-t-elle. L’homme et la femme avaient quitté la villa, et nous avons pensé que leur enfant était à l’école.» Mais en rentrant dans la cour de leur demeure, l’ado est apparu et a aussitôt appelé la Guardia civil. Des agents sont arrivés pour… embarquer Claudette et son ami au poste de police! «Ils m’ont même menottée pour m’amener là-bas, comme si j’étais la délinquante», s’indigne l’ancienne Lausannoise

Elle est accusée de violation de domicile et a reçu l’ordre de rester à l’écart de la villa occupée pourtant de manière illicite. Claudette a contre-attaqué en déposant de nouveau une plainte. Elle a aussi tenté de faire couper l’électricité de sa villa auprès des Services industriels de la ville, en vain. «Il y a plusieurs compagnies d’électricité et il semble que les occupants aient montré de faux documents et obtenu ainsi un contrat à leur nom, je n’y comprends rien», s’indigne la propriétaire lésée.

Pratique mafieuse

Avec son compagnon, ils sont à présent obligés de louer un petit appartement dans un village voisin. Et elle sait d’ores et déjà qu’elle va devoir être très patiente. Ce phénomène, de type mafieux, est connu sous le nom d’«okupas» depuis des années en Espagne. De nombreux individus, souvent issus de pays d’Europe de l’Est, prennent possession de logements vides et y logent des squatteurs illégalement. Ils misent sur une législation lacunaire dans ce pays, ainsi qu’une justice très lente.

Claudette dit d’ailleurs avoir déjà vécu un tel enfer. D’autres individus avaient, il y a quelques années, pris possession de sa résidence de vacances souvent inoccupée. Elle déclare avoir alors attendu près de dix ans pour parvenir à les faire déguerpir par un juge.

En 2017, un couple de Zurichois retraités avait décrit la même mésaventure espagnole dans le journal alémanique «Blick». (Le Matin)

Source : Le Matin. ch

2018-05-18T14:28:55+00:00

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