Construction d'un nouveau complexe résidentiel de luxe à La Sella

La construction reprend de la vitesse dans la Marina Alta. Il y a des grues partout. De Les Marines à Les Rotes, en passant par le Portitxol, la Cuesta de Sant Antoni, Calp… et le Monte de La Sella. Ici, dans la municipalité de Pedreguer, la construction d’un nouveau complexe résidentiel de luxe a commencé au sommet de la montagne.

Les vues sont magnifiques. Les maisons qui seront construites sont modernes et carrées, mais en attendant, les voisins vivent un véritable calvaire. Le calcaire de la montagne est tenace et oblige les ouvriers à travailler dur avec leurs machines. Le marteau du pilon cueille la pierre, rebondit sur la montagne et résonne. Cet éditorial était hier dans la zone avec plusieurs voisins, il est impossible de tenir une conversation à côté des travaux. Une mesure du niveau sonore à l’aide d’une application mobile situe le niveau de bruit à 90 db, « de 8 heures du matin à 18 heures » de l’après-midi, expliquent-ils.

Les voisins qui se trouvent juste en dessous des travaux vivent enfermés dans leurs maisons, et demandent au conseil municipal de limiter les heures « si les travaux ne peuvent pas être arrêtés parce qu’ils ont leur licence, nous demandons au conseil municipal de forcer l’entreprise à travailler de 9 à 15h. L’ordonnance municipale empêche ce type de travaux en juillet et août, les voisins estiment que l’entreprise « fait un sprint » pour arriver à temps au début du mois.

La blessure dans la montagne est profonde et un grand nombre de pins ont été enlevés. Ils se sont développés ces dernières années. Ils ont atteint une grande taille et les voisins en ont fait leur affaire. D’ailleurs, l’un d’entre eux, qui n’a pas encore été abattu, a été baptisé Greta par l’un de ces voisins. Il lui a consacré une sorte d’ode. « Le Greta n’éliminera plus 2600 kilogrammes de CO2 par an » et « ne sera pas remplacé ». Le nom ne laisse aucun doute, il s’agit d’une référence directe à la jeune femme qui a tant fait pour la lutte contre le changement climatique.

Ce voisin a déclaré qu’au cours des trois dernières années, « 800 arbres ont été abattus » dans la zone de La Sella, avec ce que cela signifie pour l’environnement, les voisins se demandent si ces 800 arbres ont été remplacés par d’autres, « nous pensons que non ».

La parcelle est aménageable, elle a été acquise par un promoteur de Sareb. Il annonce deux blocs de maisons de luxe, avec des prix allant « à partir de 360000 euros ». Il donne sur toute la baie de Denia et sur le sud du golfe de Valence. Le terrain est vaste et quatre seront construits, même si pour l’instant les travaux se concentrent sur l’une des extrémités.

Ces dernières années, les machines sont revenues à La Sella, une urbanisation tranquille qui, pour l’instant, perd de son charme. C’était d’abord un hôtel, maintenant une nouvelle résidence… Cette tranquillité est troublée par un marteau qui ne cesse de travailler pour ouvrir un trou dans la montagne.

Source : deniadigital.es