Le Journal officiel de l’État (BOE) a publié mardi le projet de loi des mesures urgentes de prévention, de confinement et de coordination pour faire face à la crise sanitaire causée par le covid, connu sous le nom de loi de la « nouvelle normalité », qui a été approuvé le 18 mars dans le Congrès des députés.

Parmi les mesures incluses dans le texte, qui entrera en vigueur demain, mercredi 31 mars, et restera en vigueur jusqu’à la fin de la pandémie, figure l’obligation pour les personnes, à partir de six ans, de porter un masque sur la voie publique, dans les espaces extérieurs et dans tout espace clos à usage public ou ouvert au public, même si la distance de sécurité de 1,5 mètre est respectée.

La nouvelle réglementation rend obligatoire le port du masque sur les plages et les piscines partout en Espagne.

Dans tous les cas, le masque ne sera pas nécessaire pour les personnes qui souffrent d’une maladie ou d’une difficulté respiratoire pouvant être aggravée par l’utilisation du masque ou qui, en raison de leur handicap ou de leur dépendance, ne disposent pas de l’autonomie nécessaire pour retirer le masque, ou qui présentent des altérations comportementales rendant son utilisation irréalisable.

« Il ne sera pas non plus exigé en cas d’exercice d’un sport individuel en plein air, ni en cas de force majeure ou de situation de nécessité ou lorsque, par la nature même des activités, l’utilisation du masque est incompatible, selon les indications des autorités sanitaires », précise le document.

En ce qui concerne les fabricants et les détenteurs d’autorisations de mise sur le marché des médicaments considérés comme essentiels pour gérer la crise sanitaire provoquée par le covid-19, le document indique qu’ils doivent informer la direction de l’Agence espagnole des médicaments et des produits de santé (AEMPS) du « stock » disponible, de la quantité fournie au cours de la dernière semaine et des prévisions de libération et de réception de lots de ces mêmes médicaments, y compris les dates et les quantités estimées.

En outre, il prévoit que les administrations compétentes assureront une disponibilité suffisante des professionnels de la santé avec la capacité de les réorganiser en fonction des priorités à tout moment. Il s’agit également de garantir un nombre suffisant de professionnels impliqués dans la prévention et le contrôle de la maladie, son diagnostic précoce, la gestion des cas et la surveillance épidémiologique.

Source : lamarinaplaza.com / BOE
Photo : elpais.com