Les-7-fleaux-du-Montgo

Les incendies, une algue envahissante, un insecte asiatique, la massification dans la Cova Tallada, la destruction causée par des vtt…. sont quelques-uns des duels contre lesquels le personnel du parc naturel se bat pour préserver intactes toutes ses valeurs environnementales et culturelles.

L’identification des problèmes est la première étape pour les éradiquer. Et les localiser à temps est le meilleur moyen de les éviter. Ce qui est la loi de la vie acquiert une importance particulière lorsqu’il s’agit de préserver l’environnement naturel, et plus encore si c’est un espace protégé de la valeur du Montgó. La déclaration du parc naturel, il y a 25 ans, a permis de le faire : disposer des moyens humains et matériels pour garantir la bonne conservation du site, diffuser ses valeurs, les rendre compatibles avec l’utilisation ordonnée de cet environnement privilégié et l’éloigner du danger. Parce que, malheureusement, les dangers seront toujours là.

Un bon exemple en est donné par les réunions successives du Conseil d’administration du Parc naturel de Montgó, où les problèmes entourant l’aire protégée font l’objet de débats et de décisions, et où les mesures à adopter sont étudiées et décidées. Et à la dernière réunion, le 5 avril, certaines des menaces sont apparues, naissantes ou non, sur lesquelles il est possible d’agir et, en fait, cela se fait déjà. Ce sont les 7 fléaux (au sens large) du Parc Naturel du Montgó :

1. La menace éternelle : les feux de forêt

Le Parc Naturel de Montgó est puni pour les incendies de forêt. Il n’y a pas d’année de sauvegarde et l’exercice 2018 a été évalué lors du dernier conseil d’administration. Heureusement, l’année dernière, il n’y a pas eu d’incendies de grande ampleur, bien qu’il faille noter la réaction rapide des moyens d’extinction qui se sont produits dans ceux qui semblaient les plus dangereux. Le plus grave a brûlé 9 hectares le 8 juillet, et a eu son origine dans un éclair qui a frappé la veille.

Et une autre information inquiétante fournie par le directeur-conservateur du parc naturel, Joseba Rodríguez, est celle qui figure dans le rapport de gestion 2018. Une partie des incendies, en particulier ceux qui se sont produits entre le 15 et le 16 juillet, ont eu une origine intentionnelle.

2. L’algue qui inquiète dans la Cova Tallada

Parmi les signaux d’alarme émis récemment par le parc naturel figure celui d’une algue, appelée Caulerpa prolifera, qui a été localisée à proximité de la Cova Tallada, dans la réserve marine du Cap Sant Antoni. Une espèce envahissante qui, bien qu’elle semble actuellement contenue, pourrait – comme cela s’est produit en d’autres lieux – déclencher une véritable dévastation de la flore autochtone submergée et, plus particulièrement, de la posidonie océanique.

3. L’insecte dangereux localisé dans un buis

Autre danger : cydalima perspectalis ou chenille de buis. Un insecte qui, potentiellement, pourrait constituer un fléau.  Cette chenille de buis a récemment été localisée dans un arbre du parc naturel. L’insecte en question, d’origine asiatique, fait des ravages dans d’autres parties du monde.

En 2018, une prospection a été réalisée dans le Montgó et n’a pas été localisée. Cependant, ce mois de février, un buis affecté a été trouvé dans le parc naturel. Pour l’instant, le foyer est sous contrôle et le parc naturel attend des instructions sur la manière d’agir pour empêcher sa progression. Le ravageur des cydalimas a déjà dévasté des forêts de buis en Catalogne, d’où l’exhaustivité du suivi de Montgó du foyer situé dans la partie supérieure d’un spécimen.

4.Les sangliers : un problème de surpopulation

La population de sangliers sauvages augmente dans le Montgó, mais aussi dans son environnement, ce qui provoque, dans le cas du parc naturel, un problème de destruction dans les chemins…. Le rapport de gestion rend compte des actions de contrôle menées par le Club de Cazadores de Dénia, qui en 2018 a éliminé 23 spécimens par la méthode du crochet et 13 autres par la méthode de l’attente.

5. L’usage interdit de la bicyclette

Le cinquième des problèmes qui attaquent le Montgó est lié à son utilisation à des fins sportifs et récréatifs. Concrètement, avec la pratique du VTT, dont les effets ont été mis en garde par le parc naturel il y a plusieurs mois.

Il faut rappeler que le cyclisme est interdit dans le parc au-delà du Camí de la Colònia. Cependant, les pistes sont visibles. L’ouverture de nouvelles pistes cyclables ne représente pas seulement une agression pour la végétation, mais a également endommagé les bords de la pierre.

Le Parc Naturel a compté sur la collaboration de la Mairie de Dénia pour résoudre ce problème. Les deux parties ont rencontré les clubs cyclistes, avec lesquels elles ont convenu de prendre en charge la réparation des dommages causés. En échange, un chemin pour la pratique de ce sport sera ouvert dans la région d’El Greco.

6. La massification dans la Cova Tallada

L’afflux de visiteurs à la Cova Tallada par voie terrestre et maritime, en particulier pendant les périodes de vacances, est préoccupant depuis un certain temps, au point que les visites seront limitées, bien que des problèmes bureaucratiques aient retardé cette mesure, qui n’arrive pas pour la prochaine haute saison.

L’été dernier, 437 personnes en moyenne sont arrivées par voie terrestre à la grotte chaque jour, selon une étude réalisée uniquement du lundi au vendredi.

7. Manque de sensibilisation et insouciance des citoyens

Il s’agit d’un problème qui génère des effets de nature diverse, dont certains ont déjà été évoqués dans les points précédents. Les dégâts sur les chemins, les graffitis réalisés l’été dernier dans la Cova Tallada, l’accumulation de déchets dans les zones les plus fréquentées… un mal qui n’est pas exclusif au Montgó et qui oblige la brigade du parc naturel à s’utiliser pleinement pour maintenir l’environnement en conditions. Et aussi l‘inconscience d’entrer dans des endroits du parc sans préparation adéquate, ce qui oblige trop souvent à effectuer des sauvetages compliqués qui peuvent mettre des vies en danger et représenter un coût économique important.

Source : lamarinaplaza.com