Dénia pendant la Guerre Civile

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Dénia pendant la Guerre Civile 2017-07-27T12:35:49+00:00




Dénia pendant la Guerre Civile

 

Dénia pendant la Guerre Civile

La Guerre civile espagnole est un conflit qui, du 18 juillet 1936 au 1er avril 1939, opposa en Espagne, le camp des républicains composé de loyalistes à l’égard du gouvernement légalement établi lors de la IIe République, et les nationalistes, le camp des rebelles putschistes mené par le général Franco.

Cette guerre se termina par la victoire des nationalistes qui établirent une dictature qui dura 36 ans, jusqu’à la transition démocratique qui n’intervint qu’à la suite de la mort de Franco, le 20 novembre 1975.

Pendant cette guerre civile, les alliés de Franco seront en importance, l’Italie de Mussolini et l’Allemagne de Hitler. Les républicains seront soutenus par des Brigades Internationales.

Les bombardements sur les villes et leurs civils fut devenue une tactique militaire dans la guerre civile espagnole. Compte tenu de la supériorité aérienne des nationalistes, pendant une grande partie de la guerre, la plupart de ces bombardements ont eu lieu sur les zones républicaines comme Guernica, Bilbao, Barcelone, Valence et Communauté Valencienne, Carthagène, Almeria, etc.

Les autorités républicaines afin de protéger la population ont créé le Conseil Central de la Défense Passive (Junta Central de Defensa Pasiva), qui dépendait des commissions provinciales et des conseils locaux, dont la principale mission était de protéger la population des bombardements de l’aviation franquiste. Ces institutions, en collaboration avec les conseils locaux, avaient comme responsabilité la construction d’abris ainsi que la publication d’une série de brochures fournissant les informations techniques nécessaires pour les voisins et les associations pour construire leurs propres abris.



Dénia et les bombardements navales

Dénia, pour son importance commerciale, sera l’un des ports de la Communauté Valencienne qui subira le plus de bombardements. Pendant trois longues années, Dénia va subir des bombardements et autres attaques visant à détruire les industries d’armement, qui précédemment étaient destinées à la fabrication de jouets. La ville s’est vite transformé en un lieu important pour la défense de la République.

Par mer, et pas loin de la digue du port, à partir des porte-avions “Canarias” et “Baléares” vont être effectués 78 bombardements sur la ville, laissant un total de 36 morts. Ces navires de guerre appartenaient à la “Aviazione Ligionaria delle Baleari”, troupes fascistes italiennes qui ont aidé Franco lors de la guerre. L’attaque la plus meurtrière est survenue le 18 octobre 1938, en tuant 12 personnes et blessant 18 autres.

Pendant ce temps, la ville se défendait avec des batteries stationnées dans Les Marines et Les Rotes

Telle était la capacité de destruction du “Canarias”, que lorsque son navire jumeau, “Baléares”, a été coulé par un lance-torpilles républicain au Cabo de Palos (Murcie), l’on chantait à travers les rues de Dénia que le Baléares est déjà dans la mer et bientôt le Canarias allait lui tenir compagnie, comme le raconte l’historien Vicent Balaguer. Ces désirs désespérés ne furent pas comblés car le Canarias survécu à la guerre.

 

Dénia et les bombardements aériens

Pendant la guerre civile espagnole, la ville de Dénia a subi nombreux bombardements par l’aviation. Le tunnel de 200 mètres, au-dessous du rocher du château, fut construit entre 1937 et 1938 par l’État Républicain de Dénia, pour que la population puisse se réfugier lors des bombardements de l’aviation nationaliste, réalisés spécialement par “La Pava”.

Populairement étaient connu comme “la Pava” tout dispositif qui bombardait la zone (les cibles les plus fréquentes étaient les installations portuaires). “La Pava» qui a bombardé des cibles le long de la côte méditerranéenne ont été généralement des dispositifs aériens bases dans les îles Baléares

On parlait de Pava en se référant à un bombardier lourd qui étaient presque toujours lents, les gens criaient “La Pava arrive” et couraient se réfugier dans l’abri anti-aérien. Autrement dit, la Pava était l’avion allemand Heinkel-46, avion d’observation, de liaison et bombardier, bien que les républicains appelaient “Pavas” tout avion qui volait lentement.

A bord du “Sparviero”, trimoteur Savoia Marchetti SM-79, le bombardier le plus rapide de l’époque de l’aviation fasciste, le jeune lieutenant de 19 ans Bruno Mussolini ( fils de Benito Mussolini ) a participé à cinq raids aériens sur Valence, Alicante, Dénia et Peñíscola qui a laissé plus de cinquante morts et près de 100 blessés

Après la guerre, le tunnel est resté ouvert reliant ainsi deux parties de la ville. Il a deux entrées, une est située dans le centre historique de la ville, et l’autre dans la paroi nord du château.

Entre le 1er juin et le 30 septembre, le tunnel du château est ouvert de 7 h à minuit. Le reste de l’année, il ferme ses portes à 22 h.

Prisons et mur des fusillés

Dans le centre-ville, il y avait deux bâtiments qui servaient comme prison : actuel Colegio Maristas et le magasin de Morand dans calle La Mar, ( actuellement occupé par divers magasins et pubs ) utilisé comme prison depuis mars 1939, une fois que les troupes fascistes sont entrés dans la ville.

Dans ce dernier bâtiment ont été enfermés de nombreux républicains. La légende urbaine raconte que les familles des prisonniers se rassemblaient dans le bâtiment situé en face et si pendant la journée ils ne distinguaient pas ses proches, ils craignaient qu’ils avaient été abattus ou transférés à Alicante en attente des procès sommaires.

L’acte le plus emblématique de la répression franquiste a eu lieu en novembre 1939, lorsque dans un des murs du cimetière ont été fusillés 51 personnes, dont un ancien maire de Dénia, le socialiste Salvador Beltrán.

Nuit du Gouffre

La “Nit de l’avenc” eu lieu le 2 de novembre de 1936. Cette nuit, ont été lancés depuis la Plana du Montgó, dans un gouffre de 70 mètres de profondeur, les corps d’au moins 21 victimes des représailles lors de la Guerre Civile Espagnole, comme paru dans un article de 1939 dans la Gazette d’Alicante.

Les proches des personnes assassinés dans cette nuit de guerre, apportent chaque année à cette date, des fleurs qu’ils laissent près de la plaque commémorative placée là dans la décennie des années quatre-vingt-dix où sont inscrits les noms de seulement 13 des assassinés reconnus. Maintenant il y a aussi une autre plaque beaucoup plus récente, dans laquelle est écrit que le gouffre apparaît dans la carte des fosses communes de la Loi de la Mémoire Historique.

Ce massacre fait partie des soi-disant “Paseos de la Pepa” réalisés par des syndicalistes incontrôlés de gauche qui ont convoyé les victimes quelque part inaccessible pour cacher les corps. Dans ce cas, 13 personnes auraient participé au meurtre, dont certains étaient militants de la CNT ( Confederación Nacional del Trabajo ). De toute façon les motivations politiques ont pu être mêlées avec les personnelles, car entre les personnes exécutées il y avait qui n’avaient aucune filiation politique.




Depuis 1953, personne n’était descendue dans ce gouffre. Des membres du groupe de spéléologues d’Alcoi ont descendu en 2013 les 70 mètres jusqu’à arriver au fond et ont constaté qu’il restait un “corps presque complet” encore avec une partie du pantalon.

A cette occasion, Eduard Torres a pris des photographies et enregistré des images pour un documentaire sur la répression dans la Guerre Civile et l’après-guerre. Sur les photos, on voit des os, des lambeaux de vêtements, des chaussures… Tous ces restes sont ensevelis sous des pierres.

Mais, il y a toujours eu des inconnues sur ce terrible événement qui dans la chronologie du conflit de guerre a semblé un peu tardif, étant donné que, comme signale l’historienne Teresa Ballester, les répressions incontrôlées dans l’arrière-garde républicaine avaient pratiquement cessé à partir d’octobre 1936, quand les détenus pour des causes politiques ont commencé à être jugés par des tribunaux populaires.

 

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