Les méduses

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Les méduses 2017-07-27T13:34:07+00:00




Les méduses à Dénia

Notre journée de baignade peut devenir très désagréable due à une simple modification des courants marins ou un brassage des eaux, et tout cela suffit à rabattre vers la côte de nombreuses méduses, provoquant à leur arrivée une vaste marée urticante et douloureuse.

Pendant les dernières décennies, on a remarqué que l’augmentation de la température de l’eau favorise et accélère la reproduction des méduses. Un autre élément favorable, est celui de l’acidification des océans que fragilise les squelettes et carapaces, ce qui rend plus digestes les mollusques et crustacés qui nourrissent les méduses.

Les méduses piquent, grâce à de nombreuses cellules urticantes dispersées dans l’épiderme de leurs tentacules. Appelées cnidocystes, elles contiennent un filament, muni d’un harpon, contenant un liquide toxique ou venin. Quand le tentacule de l’animal touche une proie, le filament est libéré mécaniquement.

Il y a trois cas de piqûres de méduses :

1 ) peu de venin injecté, il s’en suit une sensation de piqûre et de douleur accompagnée de lésions urticantes.

2 ) une plus grande quantité de venin injecté conduit à des nausées, des crampes d’estomac et des difficultés respiratoires.

3 ) si les piqûres sont plus sévères elles peuvent conduire a des évanouissements, des vomissements et des complications respiratoires.

Le mot Méduse selon la mythologie grecque

Poséidon, le dieu des mers, tomba amoureux de Méduse, une des trois Gorgone. Il s’unit à elle dans un temple consacrée à Athéna, qui pour se venger transforma la belle Méduse en un monstre horrible dont la chevelure était faite de dizaines de serpents qui se dressaient et sifflaient sur sa tête et condamné à errer sur les mers. Plus terrible encore: tous ceux qui croisaient le regard de Méduse étaient à l’instant changés en pierre, pétrifiés.

Il fallut l’intervention du héros Persée, fils de Zeus et de Danaé, pour débarrasser le monde de ce monstre. Il trancha la tête de Méduse.Depuis que Persée a tué Méduse, il a offert la tête à Athéna. Celle-ci, déesse de la sagesse mais aussi du combat, attacha la tête du monstre sur son bouclier.

Voici la descriptions et caractéristiques des méduses rencontrées souvent dans la mer Méditerranéenne  ( photo à la fin de la description ):

Les méduses

1.- Aurelia aurita- Peu urticante.

Cette méduse est aussi connue sous les noms de méduse parasol, méduse lune ou méduse assiette. C’est la plus abondante car on la trouve dans tous les océans, sauf dans les eaux froides des pôles.

Sa paroi extérieure est en forme de cloche, évasée et peut mesurer jusqu’à 40 cm de diamètre. Sa coloration est blanc-bleuté translucide.Facilement reconnaissable, car sur son ombrelle, on distingue très bien ses 4 petits sacs contenant les produits sexuels ( gonades ), qui forment des motifs circulaires ou semi circulaires ( fer à cheval ). Chez les mâles, les gonades sont blanches ou jaunes, et chez les femelles, elles sont roses ou violettes.

Sur le haut de l’ombrelle on aperçoit de nervures blanches, partant du centre jusqu’au bord de l’ombrelle. Son tour est bordé de entre 500 à plus de 1000 tentacules,très fins, courts et très urticants.

Cette méduse commune nage en contractant son corps par ondulations régulières, que l’on rencontre dans les eaux de surface, quelquefois dans les ports ou les estuaires.

2.- Carybdea marsupialis – Très urticante.

Cette petite méduse appartient à l’espèce de “Cuboméduses” du à la forme cubique de son ombrelle, qui mesure entre 5 et 6 cm et possède seulement 4 longs tentacules d’une quarantaine de centimètres.

De couleur transparente-bleuté, possède de cellules urticantes ( cnidocytes ou cnidoblastes ) distribuées dans la surface corporal qui ont comme but leur défense et capture des aliments.

Cette méduse, originaire des mers de l’atlantique, indique et pacifique, est aussi connue sous le nom de Guêpe de mer. C’est à partir de 2008 que on la rencontra dans les eaux de la Méditerranée, mais comme elle n’habite pas les eaux superficielles, on la retrouve rarement dans les plages.

3.- Chrysaora hysoscella – Urticante

Cette méduse possède une ombrelle semi-sphérique, ou aplatie qui mesure en moyenne 30 cm de diamètre. De couleur beige clair, elle possède sur sa face supérieure un motif central circulaire, d’où rayonnent 16 motifs en V de couleur brune, ce dessin caractéristique évoque une rose des vents. Le tour de l’ombrelle est bordé de 32 lobes de couleur brune, et de 24 très longs tentacules. On la reconnait aussi aux 4 tentacules buccaux brun foncé, extrêmement plissés qui mesurent près de 2 mètres de long.

En plus de la Méditerranée, on rencontre la méduse boussole dans les eaux de surface de la mer Baltique, la mer du Nord, la Manche et l’Atlantique.

4.- Cotylorhiza tuberculata – Peu urticante

Le diamètre de l’ombrelle, en forme de cloche circulaire et plate, peut atteindre 35 centimètres de diamètre. On reconnaît facilement cette méduse car elle a la forme d’un “œuf au plat”, son ombrelle de couleur beige jaunâtre, se relève sur le dessus en un dôme beige orangé.

Son corps est muni de huit bras garnis d’une multitude de tentacules aux extrémités terminées en bouton, de couleur blanche ou violette.

Dans la mer méditerranéenne, elle vit près de la surface et on la trouve en nette augmentation.

5.- Olindias phosphorica – Très urticante

Cette méduse possède une ombrelle translucide de 6 cm de diamètre maximum, 4 canaux radiaires principaux en croix de couleur rose-rouge ou mauve, jusqu’à 60 tentacules primaires courts, blanchâtres, et jusqu’à 120 tentacules secondaires longs et transparents. Ces derniers sont garnis de nombreux cnidocytes (cellules urticantes) bien visibles.

Olindias phosphorica peut être observée à faible profondeur, près des côtes, en pleine eau ou, le plus souvent, au dessus du fond parmi les algues et les posidonies.

Elle sera plus facilement observable la nuit, elle présente une bioluminescence qui lui confère une teinte bleu-vert.Cette espèce est plus abondante en été et en automne, où elle peut pulluler lors de certaines périodes de réchauffement important.

6.- Pelagia noctyluca – Urticante

Le diamètre de l’ombrelle est de 5 – 8 centimètres d’où partent de fins tentacules qui peuvent avoir une longueur de un mètre et demi. De couleur transparente, violet ou brun.

La Pelagia noctyluca,  est la méduse la plus urticante de Méditerranée. C’est une espèce luminescente dont les piqûres provoquent des brûlures mais aussi des troubles plus sérieux allant jusqu’aux syncopes chez les personnes particulièrement sensibles. Sa piqûre est redoutée par tous, mais dans cette famille, les Pelagia qui piquent sont de petite taille et colorées. Le venin se trouve dans les tentacules, un seul peut éjecter des milliers de nématocystes dans la peau après un contact. Après leur mort, elles peuvent parfois décharger leur venin.

Cette espèce forme de larges bancs de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de spécimens, qui se déplacent au gré des courants.

7.- Physalia physalis – Très urticante

Connue aussi sous le nom de Caravelle Portugaise, la Physalia physalis est un siphonophore : organismes zoo-planctoniques, proche des méduses.

Ils sont constitués d’un flotteur, appelé pneumatophore, sorte de ballon ovale, mesurant entre 10 et 15 centimètres de long.
Sous les flotteurs partent de multiples filaments de 10 mètres de long en moyenne, mais pouvant atteindre 50 mètres. Extrêmement urticants, leur brûlure est  intense et peut provoquer un état de choc chez les personnes qui en sont victimes dans l’eau.

Le flotteur est surmonté d’une excroissance gélatineuse qui a la forme d’une voile plissée aux couleurs de l’arc-en-ciel avec une tendance vers le pourpre, le vert, le bleu et le violet. Ce pneumatophore permet à la Physalie de se déplacer grâce aux courants marins et au vent. Il est rempli d’air mais peut contenir une teneur certaine en monoxyde de carbone. Pour échapper à une attaque venue de la surface, le pneumatophore peut être dégonflé permettant ainsi à la Physalie de plonger brièvement.

La physalie évolue en masse et nous parvient parfois en grand nombre poussée par les vents de sud. Elle se trouve toujours dans les eaux superficielles. D’origine atlantique, on pense que celles qui on rencontre en Méditerranée, proviennent de l’océan. Par contre, elles se trouvent en nombre important dans les côtes de l’Andalousie jusqu’à Murcia.




Leur piqûre est extrêmement douloureuse et souvent accompagnée de symptômes comme vertiges, vomissements, tachycardies…Celles qui échouent sur les plages, sont très dangereuses pour les enfants, car elles ont l’air d’inoffensifs petits ballons de couleur rose.

8.- Porpita porpita – Peu urticante

Bien que ressemblant à une méduse, Porpita porpita est en fait une colonie de polypes. Cette colonie se présente sous la forme d’un petit flotteur discoïde de 3 cm de diamètre maximum. De couleur bleu intense, la zone centrale de ce disque est parcourue par un quadrillage de rainures radiales et de cercles concentriques. La bande extérieure de ce disque est de couleur bleu turquoise et transparente.

Sous ce disque flotteur, sont suspendus de nombreux polypes spécialisés. Du centre vers la périphérie on trouve un unique polype nourricier, le gastrozoïde, puis plusieurs rangées concentriques de polypes reproducteurs, les gonozoïdes, de couleur blanchâtre, puis une rangée de polypes urticants jouant un rôle dans la défense et la nutrition de la colonie, les dactylozoïdes de couleur bleue.

Ces dactylozoïdes, qui rayonnent sous le flotteur, ont des tailles différentes, de 1 à 10 cm. Ils sont porteurs de grappes de nombreuses cellules urticantes.
La porpita est un organisme de pleine mer qui vivent en surface, à l’interface eau-air. Par moment, le vent les ramène près des côtes.

Le biologiste marin Alister Hardy avait décrit La Porpita sous le nom de “The Blue Fleet” = La Flottille Bleue, aux côtés de la physalie (Physalia physalis) et la vélelle (Velella velella)

Porpita porpita est une espèce cosmopolite que on peut la rencontrer à la surface des océans, en zone tempérée à tropicale.

9.-Rhizostoma pulmo – Urticante

C’est une grande méduse blanchâtre. Le diamètre de l’ombrelle peut mesurer entre 40 et 60 centimètres et son bord est de couleur bleu intense-violet.

Elle possède 4 bras qui se divisent en 8 bras. Autour de l’ombrelle, il n’y a pas de tentacules.

Des petits poissons, s’abritent sous son ombrelle ou entre ses bras. Les extrémités de ses huit bras abritent des algues symbiotiques, qui en échange de logement et de luminosité produisent de la nourriture dont les excédents non utilisés sont consommés par la méduse.

Espèce fréquente dans les côtes du littoral méditerranéen, entre mai et novembre, mais cette méduse peut vivre une année entière en atteignant une grande surface. Ces dernières années, elles ont beaucoup augmenté et on parle même de proliférations massives dans les Îles Baléares et en Catalogne.

10.-Rhizostoma luteum – Peu urticante

La Rhizostoma luteum est une espèce de méduse géante peu connue jusqu’à maintenant. L’ombrelle peut atteindre 60 centimètres de diamètre et peut peser entre 50 et 60 kilos. Les tentacules sont longs et de couleur brun foncé-noire.

Le corps est blanchâtre et séparé en 2 parties, un peu en forme de sablier.

Vivant dans la méditerranée, certains scientifiques doutaient de son existence ou pensaient que la Rhizostoma luteum, était une sous-espèce. Décrite la première fois en 1827, il existait très peu de photos ou dessins et elle a été citée dans peu d’articles scientifiques.

11.- Velella velella – Peu urticante

Il ne s’agit pas d’une méduse mais d’une colonie de polypes spécialisés.

La Velella se présente sous la forme d’un anneau cartilagineux bleu de forme ovale de entre 5 et 7 cm de longueur. Sa partie centrale est translucide et munie des motifs ovales de taille décroissante. Cette partie centrale est surmontée d’une voile translucide, perpendiculaire au flotteur. Les polypes se trouvent dans la face intérieur du flotteur et sont courts.

On les retrouve souvent échouées sur les plages au printemps et au début de l’été et depuis 3 ans se trouve en masse dans les eaux qui baignent l’île de Menorque.

Son nom est diffèrent selon les régions et les pays : barque de Saint-Jean, barque de Saint-Pierre, méduse voilette, Jack sail by the wind, Segelqualle, velero, barchetta di San Pietro.

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