feria-de-abril-de-sevilla

L’une des grandes attractions de l’Espagne pour les touristes, en laissant de côté les plages et le tourisme gastronomique, sont ses fêtes populaires. Il y a une tradition dans chaque village, dans chaque province et dans chaque communauté, et chacune d’entre elles peut être très différente des autres, il est donc important d’apprécier la variété offerte par la géographie espagnole.

Voici une liste de 13 fêtes populaires les plus célèbres d’Espagne. Ce sont les plus connues , mais il y en a beaucoup plus , car le pays est plein des traditions.

1. Romería de la Virgen del Rocío (Huelva)

Le pèlerinage d’El Rocío (en castillan Romería del Rocío) est le plus important pèlerinage d’Espagne. Il attire chaque année à la Pentecôte des centaines de milliers de pèlerins dans le village d’El Rocío (commune d’Almonte, province de Huelva).

Ils viennent honorer a pie ou à cheval, Nuestra Señora del Rocío (littéralement Notre Dame de la Rosée), appelée également Blanca Paloma (Blanche Colombe), La Pastora (la Bergère) ou La Reina de las Marismas (la Reine des Marais).

Actuellement, elle compte plus de 100 Fraternités.

2. Moros y Cristianos (Alcoy)

La fête des Maures et Chrétiens d’Alcoy, en valencien: Moros i Cristians d’Alcoy, en espagnol: Moros y Cristianos de Alcoy, est une fête populaire qui se déroule dans la ville d’Alcoy (Alicante), Communauté valencienne.

Les fêtes de Maures et Chrétiens d’Alcoy sont l’origine des fêtes de Maures et Chrétiens dans la Communauté valencienne.

Elles sont déclarées fêtes d’Intérêt Touristique International en 1980 et se célèbrent du 21 avril au 24 avril.

3. Batalla del Vino ( Haro-Rioja )

La bataille du vin à Haro, dans la région de La Rioja, se déroule chaque année, le 29 juin, pour les festivités de saint Pierre.

Cette bataille débute par un défilé qui réunit la population locale. Chacun a revêtu une tenue blanche et arbore un foulard rouge autour du cou.

Sous la conduite du premier magistrat de la cité, tous se dirigent munis de gourdes et de bouteilles pleines de vin rouge vers les falaises de Bilibio, où un office est célébré à l’ermitage de saint Félix. Après cette messe, la bataille commence.

La bataille du vin, consiste à s’arroser copieusement de vin de la tête aux pieds, jusqu’aux douze coups de midi. Elle se termine alors par un « encierro » entre la place de la Paix et les arènes. Cette bataille fait partie des Fêtes d’Intérêt Touristique National , en Espagne.

4. Fiesta de las Guerras Cántabras

La fête des guerres cantabriques sont des événements représentés dans plusieurs festivités de la région de Cantabrie, principalement dans la municipalité de Los Corrales de Buelna le dernier week-end d’août et le premier septembre.

Le festival a un caractère historique marqué, représentant les guerres cantabriques que les troupes romaines ont entretenues il y a des siècles contre les peuples qui y vivaient. Sa première édition a eu lieu en 2001 et depuis 2008, cette fête est considérée Fête d’Intérêt Touristique National .

Il a la participation active de plus de 1800 personnes, qui sont divisés en treize tribus cantabriques et treize légions romaines. Ils représentent ainsi le débarquement des légions romaines à Santander, ils recréent aussi un mariage cantabrique et les campements des deux côtés.

5. Carnaval de Santa Cruz de Tenerife

Le carnaval de Santa Cruz de Tenerife, situé dans la capitale de l´île de Tenerife, la plus grande de l´archipel des Canaries, est considéré comme étant le deuxième carnaval le plus populaire du monde après celui de la ville de Rio de Janeiro, est même jumelé à celui-ci pour cette raison.

Chaque année, les festivités durent un mois, le plus souvent de fin janvier à fin février et font descendre dans les rues des milliers de personnes, surtout début février, lors de la grande semaine principale de l´événement. Le tourisme est à ce moment-là aussi important que celui présent en été.

Le carnaval, en 1980, a été déclaré fête d´Intérêt Touristique International et n´est pas loin d´obtenir une place dans le registre du patrimoine de l´humanité. En 2000, Tenerife a été élue cette année-là « Capitale mondiale du Carnaval ».

Deux parties bien différentes forment le carnaval de Tenerife : le carnaval « officiel », et le carnaval « de rue ». Le carnaval officiel compte plus de 100 groupes présents lors des festivités (groupes de musique, de déguisements… ) et le carnaval de rue avec la participation des résidents des îles ou bien même des touristes se prenant au jeu en se déguisant.

Des milliers de personnes sortent chaque soir, déguisés pour aller danser sur de la musique jouée par des orchestres locaux, de la musique caribéenne, de l´électro, et tout ça toute la nuit. Les gens profitent et font la fête pendant plus d´une semaine dans cette ville illuminée et plus vivante que jamais.

6. San Isidro ( Madrid )

À la mi-mai, les Madrilènes fêtent leur saint patron, San Isidro Labrador.

Les scènes festives de la Pradera de San Isidro (la prairie de Saint-Isidore) peintes par Goya sont profondément ancrées dans la mémoire des Madrilènes et revivent à l’occasion de ces fêtes pour les partager avec tous les visiteurs.

Il s’agit d’une occasion exceptionnelle de découvrir les coutumes les plus authentiques de Madrid. La grande capitale a en effet su conserver son caractère populaire.

Pendant le week-end, des concerts et pasacalles sont organisés dans le centre-ville. De nombreux Madrilènes enfilent leur costume typique de chulapo et goyesco pour aller danser la traditionnelle  » Chotis » .

7. Fiesta de La Blanca (Vitoria)

Le 4 août, la fête par excellence de Vitoria-Gasteiz commence avec la sonnerie des cloches de San Miguel et le traditionnel « chupinazo » qui, à six heures de l’après-midi, annonce le début des fêtes en l’honneur de la Virgen Blanca, la patronne de la ville.

La descente du Celedón depuis le clocher de San Miguel jusqu’au balcon de la Plaza de la Virgen Blanca (Place de la Vierge Blanche) commence avec l’agitation de milliers de personnes qui se rassemblent sur la Plaza de la Virgen Blanca (Place de la Vierge blanche).

Le 10 août, à une heure du matin, « Celedón » fait ses adieux à la ville en remontant vers le clocher de San Miguel au milieu des feux d’artifice et de la tristesse du public.

Celedon est un symbole du villageois d’Alava. Avec un béret et vêtu d’un chemisier typique, toujours accompagné du parapluie, le personnage a été placé par des historiens dans différents environnements.
La descente de Celedón a été inventée en 1957 par un groupe de personnes de Vitoria qui ont voulu offrir aux festivités de leur ville un cachet spécial. Ils ont créé la descente du personnage en établissant une analogie entre la poupée et les paysans de la province qui sont venus à la ville pour célébrer les festivités.

Depuis la création du personnage de Celedón en 1957, quatre personnages ont incarné la légende : José Luis Isasi, qui a porté le titre pendant 22 ans, Enrique Oribe, qui l’a remplacé en 1976, Iñaki Landa, qui a joué le villageois de Zalduondo de 1980 à 2000, et Gorka Ortiz de Urbina qui a débuté comme Celedón en 2001.

8. Diada de San Félix et Castells

Le jour de Sant Fèlix est célébré le 30 août et est le jour central de la Festa Major de Vilafranca del Penedès. L’une des plus singulière et des plus participative de toute la Catalogne.

Les Castellers de Vilafranca sont une « colla castellera » catalane qui a pour principal objectif de construire des castells. C’est une organisation sans but lucratif, considérée comme une association d’intérêt public.

L’organisation a été fondée en 1948 à Vilafranca del Penedès, par goût et par tradition. L’enracinement de cette tradition dans cette ville remonte en effet à l’époque du Ball de Valencians (XVIIIe siècle), le précurseur des castells actuels.

L’association regroupe actuellement plus de quatre-cents castellers (personnes qui réalisent des castells), de tous âges, de façon libre et volontaire, sans aucune distinction de type social, politique, culturel ou religieux. Ils se réunissent autour de la même ambition de bâtir ensemble des castells. Ils sont animés de la même volonté de promouvoir les valeurs démocratiques, la coopération et le travail en équipe, l’esprit de dépassement en toute occasion et de continuer à être au sommet du monde des castells.

Les Castellers de Vilafranca comptent parmi les organismes les plus importants et rayonnants de Vilafranca del Penedès. Ils ont représenté le pays et la culture catalane à de multiples occasions à l’étranger. Ils peuvent compter sur le soutien de plus de cinq-cents adhérents et sur la collaboration de plusieurs institutions publiques et privées. Outre leurs performances castelleres s’étalant tout au long de l’année, et plus particulièrement entre les mois d’avril et de novembre, ils organisent d’autres activités, culturelles, sportives, éducatives, sociales et gastronomiques ouvertes à tous.

Leur contribution à la culture populaire catalane et à la vie associative depuis leur création a été récompensée à double titre : d’une part par la municipalité de Vilafranca del Penedès qui leur concédera la Medalla de la Vila (Médaille de la municipalité), et d’autre part par l’autorité régionale (la Generalitat de Catalunya), qui leur accordera la Creu de Sant Jordi (Croix de Saint George) en 1993.

9. Fiesta del Pilar (Zaragoza)

Les Fêtes du Pilar (en castillan Fiestas del Pilar), sont les fêtes patronales de la ville de Saragosse, célébrées le week-end précédant le 12 octobre ,et ça dure une semaine entière.

L’acte le plus important est l’offrande de fleurs, qui a lieu le 12 octobre, et dans laquelle des milliers d’Aragonais défilent devant la Vierge pour déposer des millions de fleurs à ses pieds.

Une fête clairement religieuse qui a été déclarée fête d’Intérêt National en 1980.

10. La Tomatina (Buñol)

La Tomatina est une fête célébrée le dernier mercredi du mois d’août, à Buñol, province de Valence.

Des milliers de participants viennent de chaque coin de la planète pour cette festivité de la bataille de tomates . La bataille est le point culminant d’un festival d’une semaine célébrant le saint patron (Saint Lluis Bertran) du village.

La Tomatina a obtenu en août 2002 le label de Fête d’Intérêt Touristique International. La Tomatina a été célébrée pour la première fois en août 1945.

Pour ceux qui se sont toujours demandé si le fait de recevoir une tomate fait mal, les règles et recommandations stipulent que la tomate doit être écrasée avant d’être jetée, du camion aux participants de cette fête. Les tomates sont stockées dans une chambre pendant 48h avant la fête de manière à atteindre un niveau de maturité suffisant pour ne pas être trop dures et contondantes.

Bien qu’il existe plusieurs théories sur l’origine de cette curieuse fête populaire, selon la version la plus courante, en 1945, alors que les jeunes se regroupaient sur la place du village de Buñol, où l’on fête actuellement la Tomatina, pour assister au défilé des autorités du village, de la bande musicale et des « Géants », un groupe de ces jeunes aurait provoqué une bousculade, qui aurait dégénéré en bagarre générale lors de laquelle certains se jetèrent les tomates d’un petit commerce de légumes situé à proximité. Un an après, le même mercredi du mois d’août, les jeunes se seraient retrouvés sur la place, munis cette fois de leurs propres tomates.

Les autorités du village se seraient alors opposées à cette célébration, mais la tradition s’est instaurée et a perduré sous le nom de « journée de la Tomatina ». En 1959, le conseil municipal de Buñol a finalement décidé d’autoriser la gigantesque bataille de tomates en instaurant un horaire précis de début et de fin, déterminé par l’explosion d’un feu d’artifice ; il fournit également les tomates depuis 1980

11. Las Fallas (Valencia)

Les fallas, en castillan ou falles, en valencien, sont une fête populaire dont l’apogée se situe entre le 15 et le 19 mars, jour de la saint Joseph, José en espagnol, patron des charpentiers.

Bien que les plus importantes soient celles de Valence, les fallas sont célébrées dans toute la Communauté Valencienne, pendant les jours autour du 19 mars (San José). Elle se caractérise par trois éléments : les figures en bois appelées « ninots » qui sont brûlées pendant la nuit de la « cremà », à l’exception de l’une d’elles qui est sauvée par le vote populaire. La troisième attraction de cette fête populaire, qui attire des milliers de touristes chaque année, est le « mascletà » ou pyrotechnie qui a lieu quotidiennement.

Certains attribuent l’origine de la fête populaire à la corporation des menuisiers, qui brûlait les restes de la vieille ferraille à la veille de San José, nettoyant ainsi ses ateliers. D’autres soulignent que les Fallas ont une origine plus ancienne, comme un rituel païen de culte du feu.

12. Los Sanfermines (Pamplona)

Les fêtes de San Fermín, ou Sanfermines (fêtes de saint Firmin, en français), sont les fêtes célébrées annuellement du 6 au 14 juillet, à Pampelune, capitale de la Navarre, en honneur du patron, Saint Firmin. Il est de coutume de considérer ces fêtes comme les troisièmes du monde, en nombre de participants, après le carnaval de Rio et la fête de la bière à Munich. On estime à 3 millions le nombre de personnes qui remplissent les rues de la ville pendant neuf jours.

Ces fêtes multicolores transforment littéralement le visage de la capitale de Navarre, qui devient le théâtre d’un spectacle populaire mêlant le profane au sacré. À cette occasion, les habitants revêtent la tenue blanche, rehaussée d’un foulard et d’une ceinture rouge.

Pampelune s’habille de gala et attend avec impatience le « chupinazo », lancé depuis le balcon de la Mairie. Puis le Riau-Riau est dansé sur la place et une semaine de course des taureaux commence.

Les Sanfermines ont vu le jour à l’époque médiévale comme foire commerciale pendant les dates religieuses chrétiennes. La foire grandit jusqu’à ce qu’ils commencent à organiser des courses de taureaux et de cabestros, perdant complètement son caractère religieux au fil des siècles.

13. Feria de Abril (Sevilla)

La Feria de Abril, appelée aussi la Féria de Sevilla, est une fête populaire qui a lieu chaque année à Séville, en Andalousie.

C’est à partir des années 1945 que la Feria commence à ressembler à celle que nous connaissons aujourd’hui, c’est-à-dire une ville artificielle et éphémère où l’on installe des baraques et des attractions et où cohabitent visiteurs étrangers et autochtones, vendeurs, fêtards, curieux, artistes et célébrités.

Pendant quelques jours, des milliers de personnes se rassemblent à la Real de la Feria pour boire un rebujito (liqueur aux herbes avec beaucoup de glace et de soda), manger du « pescaíto » ( poissons frits ) et passer la matinée.

Bien que certains stands/cabanes soient ouverts au public, comme celui de la Mairie de Séville, d’autres sont privés et l’accès n’est pas autorisé à moins d’y être invité ou accompagné par un membre. Ces stands ont généralement un « tablao » où l’on danse les sevillanas.

Bien qu’il s’agisse aujourd’hui d’un espace de loisirs, les origines de la Foire de Séville remontent à 1846, lorsque deux conseillers et hommes d’affaires (l’un basque et l’autre catalan ) se sont installés dans la ville et ont demandé à la Mairie de tenir une foire agricole et d’élevage.

Avec la croissance de la ville, la Foire s’est transformée pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Actuellement, plus de 1 000 kiosques y participent.