Le Flamenco

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Le Flamenco 2017-07-27T13:49:50+00:00




La tradition du Flamenco

Le Flamenco est une manifestation artistique andalouse, avec une grande intensité émotionnelle où convergent la danse (le danseur prend le nom de bailaor), la musique (nommée le toque) et le chant (cantaor). La musique s’effectue à l’aide de la guitare flamenca, de la percussion avec le “cajón”, les castagnettes, les pieds (zapateado, une sorte de claqué) et les claquements des mains pour accompagner (palmas).

Le Flamenco en Espagne

C’est depuis novembre 2010 que le flamenco est déclaré par l’UNESCO comme Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité et considérée aussi comme Patrimoine Culturel Immatériel Ethnologique Andalou.

Ces dernières années, la popularité du flamenco en Amérique Centrale a été telle qu’au Guatemala, Costa Rica, Panama, Salvador et Puerto Rico, divers groupes et académies de flamenco ont surgi. Au Japon le flamenco est si populaire que dans ce pays il y a plus d’académies de flamenco qu’en Espagne.

Le flamenco est en train de vivre une étape de  grande splendeur. Bien que ce soit une expression culturelle avec beaucoup d’années d’histoire, le flamenco n’a pas cessé d’évoluer. Dans la décennie des 70 il est né une nouvelle génération d’artistes comme Camarón de la Isla et Paco de Lucía. Leur musique fusionne avec le rock, le blues, le jazz et la bossa nova.

Étymologie

Pour définir le mot flamenco, il existe plusieurs théories, mais il y a deux que sont les plus plausibles :

Selon Blas Infante 1885-1936 (politicien, notaire, historien, anthropologue, musicologue, écrivain et journaliste), dans son œuvre “Orígenes de lo flamenco y secretos del cante Jondo”, le mot flamenco est d’origine arabe, “Felah-Mengus”, qui veut dire paysan errant.

En 1881, dans la première étude du flamenco, Demófilo, pseudonyme de Antonio Machado Álvarez 1848-1893 (écrivain, anthropologue et folkloriste espagnol ) a argué que le flamenco doit son nom aux Gitans, que a cette époque étaient connus en Andalousie sous cette dénomination.

Mais, pour continuer à parler du flamenco, il faut faire un aparté sur les Gitans !

Les Gitans en Andalousie

Les premiers Gitans qui sont arrivés en Espagne l’ont fait par Saragosse. Le 12 janvier 1425, selon établi dans un carte de passage, avec une autorisation de séjour de 3 mois.

Cette carte de passage, était établie au nom de Don Juan, comte d’une région du Péloponnèse,l’Égypte Mineur(Egipto Menor), voyageant avec un groupe d’environ 30 personnes. Certains écrits disent que c’est à partir du nom “Egipto Menor” qui surgirait le mot de Gitanos.

En 1462 ce groupe a été reçu à Jaén par le Comte Miguel Lucas de Iranzo en lui disant qu’ils étaient obligés à errer dans le monde pendant sept ans, comme pénitence, car après avoir été poursuivis par les Sarrasins, avaient été obligés à renoncer au christianisme.

Les rois de cette époque les ont obligé à se présenter devant le Pape, qui leur a donné une pénitence et aussi des lettres de créance pour qu’ils fussent bien reçus n’importe où qu’ils iraient. Il est connu qu’au commencement ils ont été bien reçus parce que le caractère mystérieux de ses origines avait laissé une impression profonde dans la société médiévale. Mais dans l’espace de quelques décennies, la curiosité s’est transformée en hostilité à cause de leur idiosyncrasie.




L’activité principale des Gitans à Séville a été la forge, contrôlaient aussi la majorité des auberges et tondaient des animaux. Les forgerons sévillans étant en minorité, permis au noyau de Gitans forgeons de jouir d’une position clé dans l’économie de Séville en les préservant des persécutions. Leur lieu de résidence a principalement été le quartier de Triana à Séville, il est établi qu’en 1783 vivait ici la moitié de la population gitane.

Le premier écrit dans lequel est décrit une gitane et à un gitan en dansant appartient à Miguel de Cervantes, qui les décrit dans l’œuvre “Gitanilla” de 1613.

Le point du départ des gitans est controversé, car il y a aussi des écrits que disent que les gitans est un peuple venant de l’Inde.

Berceau du Flamenco

Le flamenco naît au milieu du XVIIIe siècle en Andalousie. Mais ses racines remontent aux époques plus antiques, car cette manifestation artistique a des éléments de danse et musicaux qui existaient déjà dans différentes cultures qui ont eu une présence en Espagne et contribué à sa naissance.

Le flamenco surgit en Andalousie, le long du fleuve Guadalquivir, à l’intérieur d’une atmosphère multiculturelle. Des gitans, des arabes, des juifs et des chrétiens ont mêlé les éléments de leurs cultures respectives avec des éléments traditionnels andalous. Des influences africaines ont aussi été incorporées par le passage des noirs africains qui passaient pour l’Andalousie et par les caribéens qui arrivaient en Espagne. Ce qu’on peut dire, c’est que le flamenco naît du  peuple avec des racines folkloriques.

Les monocordes islamiques se retrouvent clairement dans “el quejío” (gémissement, plainte) du cante flamenco.

Des écrits démontrent que les juifs sont arrivés dans la Péninsule Ibérique au IIe siècle av. J.-C. Les gitans sont arrivés en Espagne autour de 1415, alors que les Arabes ont dominé la Péninsule Ibérique presque 800 ans (711-1492), jusqu’à ce que les rois catholiques ont conquis la ville de Grenade, dernier bastion musulman, en 1492.

Le flamenco s’associe presque toujours avec les gitans. Peut-être parce que c’est le groupe qui a plus apporté à sa naissance et a son développement, en entremêlant tous ces éléments multiculturels d’une manière harmonieuse. Ensuite, ils se sont occupés de répandre le flamenco en dehors de leurs propres groupes.

Dans la danse Flamenca, se trouvent des influences de danses traditionnelles d’Espagne, des danses de l’Inde apportées à l’Andalousie par les Gitans et des danses africaines :

  • La culture andalouse apporte la grâce, l’élégance, l’espièglerie et la fraîcheur.
  • La culture gitane apporte le tempérament et la interprétative.
  • La culture noire africaine apporte la sensualité des dandinements et de ses rythmes binaires.

C’est entre 1765 et 1860 que vont se développer trois foyers de grande importance qui créeraient une école : Cádiz, Jerez de la Frontera, et le quartier de Triana, à Séville. A partir de cette époque, la danse flamenca, commence à se faire une place entre les danses espagnoles qui se développent dans les écoles, en se représentant fréquemment lors de festivités publiques et dans des salons privés lors de la célébration des fêtes.

Variétés du Flamenco

Chacune des variétés traditionnelles du chant flamenco est connue sous le nom de Palo. L’on compte plus de 50 Palos du flamenco. Chaque Palo a son propre rythme, sa propre harmonie et, au cas où c’est un Palo dansant, chacun sera interprété par de danses différentes.

Pour simplifier, les Palos peuvent se grouper dans deux groupes ou styles :

 

 

  • Le flamenco Jondo (ou hondo), un style sérieux qui exprime des sentiments profonds et fréquemment tragiques et douloureux. Ici des sujets traités sont l’amour, la désillusion, la peine, les vicissitudes de la vie et il est dansé par une expression très profonde. La voix de ces cantaores est rauque, qui vient de la gorge. Le flamenco Jondo est difficile de comprendre pour ceux qui ne sont pas initiés au flamenco, et se représente le plus fréquemment dans des cercles d’experts ou dans des salles de théâtre ou de concert. Les plus connus comme cantaores de Jondo sont : Farruca, Martinete, Minera, Petenera, Soleá et Tiento.
  • Le flamenco Festero exprime la gaîté, la sensualité et la passion. Comme son nom le dit, il est interprété lors de fêtes et des célébrations en Andalousie. Les sujets traités sont joyeux, sur l’amour et les sentiments, ou en évoquant des lieux, des fêtes et des scènes flamencas, ou même parfois comiques. Des exemples du flamenco festero sont : les Sévillanas, la Rumba, les Tanguillos, les Bulerias et les Alegrías.

Époques du flamenco

  • L’Âge d’Or du Flamenco se situe entre 1860 et 1910. Lors de cette période fleurissent les café cantante (café-concert), en développant le flamenco sous toutes ses facettes, instrumental, chant et danse. On parle du classicisme du flamenco Jondo, en devenant la référence. La danse acquiert une splendeur sans précédents, en étant celui-ci le plus grand attrait pour le public de ces cafés cantantes et une grande impulsion est donnée à la guitare, comme complément fondamental et indispensable pour le chant et pour la danse.
  • Entre 1910 et 1955, le chant est marqué par ce que l’on est arrivé à nommer l’étape de l’Opéra Flamenca. Les chants sont plus légers dus à l’influence sud américaine qu’ont apportée les chanteurs qui avaient été émigrants en Amérique latine. Le Flamenco s’est déplacé aux théâtres et aux scènes de grand format, comme les places de taureaux et les enceintes de grande capacité. C’est le moment ou des troupes de flamenco vont réaliser de tournées dans tout le territoire. Le flamenco passe des climats intimes des cafés cantantes aux multitudes des grands spectacles, et se produit avec d’autres types de représentations comme humoristiques ou d’acrobatie. Ce nouveau chemin qui avait pris le flamenco ne plaît pas à tout le monde et en 1922 un groupe d’intellectuels, comme Manuel de Falla et d’autres artistes de sa génération créent à Grenade un concours, dans le but de chercher les nouvelles valeurs qui cultivent le chant jondo authentique. À partir de 1915, se produit un cycle de danse théâtrale de qualité exceptionnelle, en portant la danse espagnole et flamenca par toutes les scènes du monde.

Le nom d’opéra flamenca n’a aucune relation avec l’opéra que nous connaissons actuellement, ce nom découle simplement d’une raison fiscale de la part des promoteurs des spectacles. Les entrepreneurs qui réalisaient un opéra ou des spectacles de caractère instrumental, devaient payer une taxe de seulement 3 %, alors que pour le reste de spectacles la somme s’élevait à 10 %.

  • La Renaissance du flamenco voit le jour à partir de 1955. Le cantaor Antonio Mairena (1909-1983), fut l’un des fondateurs de la flamencologie en exhumant à partir des années 1950, les styles de chants du flamenco les plus anciens. A cette époque, la danse flamenca se déroule dans les Tablaos (avant connu sous le non de (café cantantes) comptant avec de vraies personnalités de la danse, qui danseront non seulement dans les tablaos, mais dans des théâtres, des festivals et d’autres scènes.

Avec l’arrivée des années soixante, deux artistes créeront les règles d’une nouvelle forme d’interpréter le flamenco, réussiront à internationaliser cet art et ouvriront un nouveau chemin que d’autres artistes suivront. Nous parlons de Camaron de la Isla, au chant, et de Paco de Lucía, à la guitare.

Il faut aussi tenir en compte, que l’essor économique et la croissance du tourisme ont contribué à la prolifération des tablaos. La danse est la base du spectacle et le public qui prédomine est étranger, ce qui donne que ces tablaos ont eu un rôle fondamental dans l’internationalisation du flamenco. Un autre élément de diffusion a été le disque. Aussi les théâtres se sont convertis en promoteurs importants du flamenco à partir des années 70 et les spectacles théâtraux ont commencé à parcourir les scènes d’Espagne et du monde entier.

Les vêtements des Flamencas

Le vêtement de Flamenca, élément le plus caractéristique et voyant du flamenco, est dans une constante évolution par une imposition d’une mode auto générée et réinventée lors de chaque saison. Le vêtement conjugue une tradition et innovation, puisque bien qu’il conserve une structure basique soutenue dans un corps entaillé sur le profil de la hanche et une jupe de volants, sur cette forme principale, la créativité de chaque femme est ouverte. À partir des années quatre-vingt-dix, après une décennie de vêtements baroquement rechargés de dentelles et de rubans, le vêtement de la flamenca, dans une parade de simplicité, enleva les ornements, l’amidon et les hanches cachées, en subissant une métamorphose dont il est sorti vaporeux, léger et sensuel.

Des tissus soyeux, des couleurs unies et les pois ont commencé à envelopper une femme qui montre ses formes, laissant les bras nus. Si une année elle met une grande fleur en bas du chignon, l’année suivante, cette fleur sera de taille plus petite et en haut du chignon. Un année des grandes boucles d’oreille créoles, et la suivante, de forme allongée… La robe de flamenca se complète avec un châle des franges, des fleurs dans les cheveux, de peignes et de grandes boucles d’oreille. Tous les compléments doivent être assortis à la couleur de la robe.

Le vêtement initialement utilisé par les gitanes a été popularisée comme vêtement typique andalou et vêtu pour assister aux nombreuses manifestations qui sont célébrées dans beaucoup de localités de l’Andalousie et, particulièrement, à la Foire d’Avril de Séville, où cette robe se considère indispensable et est massivement utilisé, en composant une image typique dans laquelle, littéralement, des milliers de vêtements de flamencas peuvent être vus dans les rues du Real de la Feria, nom de l’enceinte dans laquelle la Feria de Avril est célébrée.




L’origine de la robe, remonte à la fin du XIXe siècle et des principes du XXe siècle, lors de la foire du bétail de Séville, quand les gitanes et paysannes se présentaient à la foire habillées avec des modestes robes de percale ornées de volants. Sûrement le secret de son succès réside en ce que c’est un type de vêtement dont la coupe ressort la figure féminine. Ensuite, les classes riches ont copié les robes des travailleuses du champ. À partir de la Foire d’Avril célébrée en 1929, le vêtement s’est consacré en tant que vêtements officiels pour se présenter à l’événement, tradition qui s’est maintenue jusqu’à nos jours.

Le flamenco à Dénia

Dans la ville de Dénia habite une grande communauté d’espagnols qui viennent de la région d’Andalousie, au sud du pays. Ces andalous participent activement dans tous les évènements qui ont un rapport avec leurs traditions et culture.

De ce fait, la Casa de Andalucía, située près du Jardin de Torrecremada, compte nombreux membres, et organise les fêtes andalouses comme la connue procession à leur patronne, la Virgen del Rocío. En plus d’être un lieu de rencontre, la Casa de Andalucía donne aussi de cours de flamenco, sevillanas, rumbas, taconeos…

Où voir et écouter du flamenco ?

Depuis quelques années, avec le tourisme et les résidents étrangers dans Dénia, quelques scènes de flamenco ont vu le jour et de plus en plus de terrasses des bars ou restaurants situés dans le port de Dénia, offrent des spectacles de flamenco.

Voici quelques adresses :

Restaurante Viva España – Route nationale 332 km 216 oliva-gandia.
Chaque samedi soir et dimanche midi, après le repas, un spectacle de flamenco de 1h15 fait la joie des spectateurs.
Pendant les mois de juillet et aout des présentations ont aussi lieu le vendredi soir.
Réservations 96 285 1931 – 610 774 890  viva-espana@viva-espana.net

Restaurant Tapes del Port (dans le port de Dénia)
Chaque samedi soir, spectacle de flamenco en direct.

Restaurant Ca-Rafa
Situé dans la Plaza de la Glorieta. Samedi soir, spectacles de flamenco en direct.

 

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