Saint Jacques de Compostelle

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Saint Jacques de Compostelle 2017-07-27T13:56:41+00:00




Saint Jacques de Compostelle

 

Nombreuses sont les raisons, pour que chaque année, de milliers de personnes, de toute nationalité, toute âge, croyants ou non, bien chaussés et avec un léger sac à dos, empruntent les différents itinéraires qui mènent à Santiago de Compostela où se trouve le tombeau de l’apôtre Saint Jacques. Ces divers chemins mènent a la Cathédrale, située au nord de l’Espagne, dans la province de Galicia.

Les réponses aux raisons sont très diverses : raisons spirituelles, croyance religieuse, aventure, une façon originelle et différente de faire du tourisme, défit personnel, intérêt pour l’histoire, la nature, le sport, des croyants ayant été malades pour tenir une promesse, des Saint Jacques de Compostellemalades en quête de guérison, retrouver certains valeurs et tant d’autres…. Ce qui est sûr c’est que ses personnes, une fois qui on fait une partie du trajet, commencent à organiser l’étape suivante. Après avoir fini les derniers kilomètres de marche et être arrivés à la Cathédrale de Santiago tous coïncident dans la même idée : l’effort a valu la peine. Faire le chemin de Santiago est devenu un but de la société chrétienne.

En 1993, ce réseau de chemins a été déclaré Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO. Le chemin français est l’itinéraire avec une plus grande tradition historique et le plus reconnu internationalement. Son tracé à travers du nord de la Péninsule Ibérique, date de la fin du XIe siècle.

Selon le choix du trajet, le pèlerin rencontrera d’édifices, structures et monuments faisant partie du patrimoine historique : cathédrales, magnifiques ponts, chaussées romaines, monastères, demeures seigneuriales, maisons d’architecture populaire. Le chemin permet aussi de se rapprocher de la réalité des villes traversées en ayant l’opportunité de partager les fêtes, le folklore et la gastronomie de la zone.

Les personnes arrivés de diverses parties du monde, vont souvent se croiser dans les auberges, les sentiers ou sur les routes permettant une solidarité née d’une activité commune.



L’apôtre Jacques

Jacques de Zébédée ou Jacques le Majeur ou Saint Jacques était l’un des douze apôtres de Jésus Christ. Les espagnols, nomment apôtre Santiago à Jacob, fils de Zébédée et frère de Jean l’Évangéliste. D’où le nom de Año (année) Jacobeo, Camino (chemin ou route) Jacobeo….

La tradition raconte qu’après la mort et la résurrection de Christ, ses apôtres ont commencé à faire connaître les évangiles de par le monde. Jacques a choisi la Hispanie Romaine pour accomplir cette tâche, mais il ne réussit pas à avoir beaucoup de disciples, et décida de retourner à Jérusalem. Sur place, dans l’année 44, Herodes Agripa a ordonné qu’il soit torturé et décapité avec interdiction d’être enterré.

À partir de ce moment la légende nous raconte que deux de disciples de Jacques, déplacèrent en secret le corps jusqu’au bord de la mer, où ils ont trouvé une barque préparée à naviguer mais sans équipage. Dans cette barque, ils ont déposé le corps de l’apôtre dans un sépulcre, qui arriverait après la traversée maritime, en remontant la rivière Ulla jusqu’au port romain, sur la côte Galicienne, d’Iria Flavia, la capitale de la Galice romaine.

 

Il existe deux versions sur l’arrivée de l’apôtre Santiago :

  • Les disciples ont enterré son corps dans un compostum ou un cimetière dans le bois proche de Liberum Donum, et levé un autel sur la tombe.
  • Guidés miraculeusement par un ange lors du trajet en mer, les disciples de Jacques arrivent à la Galice et débarquent dans le village du Padrón. Les apôtres déposent le corps sur un rocher, et comme si c’était de la cire, le corps fond et prend la forme humaine d’une tombe. Les disciples se mettent alors en rapport avec la reine Lupa, la maîtresse de toute cette région qui leur a permis d’enterrer l’apôtre dans une zone située à environ 15 km d’Iria. Beaucoup d’années vont passer avant que nous ne recommencions à avoir des nouvelles de cette tombe

La renommée de ses miracles, guérisons et apparitions dans les guerres va s’étendre dans tout le monde en amenant les croyants à entreprendre un long chemin de n’importe quel point de l’Europe à Santiago.

Découverte de la tombe de l’apôtre Jacques

En l’année 816, quelques bergers observent une étoile qui brille intensément au dessus d’une montagne appelée Libredón. Ils communiquent cette vision à Teodomiro, évêque d’Iria qui ordonne de nettoyer la mauvaise herbe et met au découvert une tombe, qui par une révélation miraculeuse, est attribuée à celle de l’apôtre Jacques.

Le roi Alphonse II est averti de cette découverte qui en se mettant de suite en route vers la tombe, deviendra le premier pèlerin vers Santiago de Compostela. Il ordonne de construire une église pour vénérer le saint. Aux alentours de sa tombe, de plus en plus de gens vont se réunir en donnant naissance à la ville de Santiago de Compostela. C’est le début du chemin de Jacques de Compostelle qui aura à l’avenir une grande importance pour le monde chrétien.

Il existe deux versions pour le nom de Compostela : selon quelques uns le nom provient de “Compositum” qui veut dire cimetière, et pour des autres c’est une dérivation de “Campus Stellae” qui signifie Campo de la Estrella (Champ de l’étoile)

Selon quelques légendes médiévales françaises, la découverte de la tombe est attribuée à l’empereur Charlemagne, qui en suivant un chemin d’étoiles, arriva à Santiago, après avoir traversée la France et les Pyrénées.

La découverte de la tombe de l’apôtre va voir une grande importance, car en Espagne, pendant le IXe et Xe siècle, les musulmans étaient en grand nombre et contrôlaient presque tout le territoire du pays. De ce fait, l’apôtre Jacques devient un symbole de la lutte des chrétiens contre les musulmans et un défenseur d’Espagne.

Les chrétiens avaient comme tradition de se rendre en pèlerinage aux villes saintes de Jérusalem et de Rome, mais du moment dans lequel les restes de l’apôtre sont découverts, ils se dirigent vers Santiago de Compostela

Le premier Pape qui a visité la tombe de l’apôtre a été Jean Paul II en 1989; bien qu’en 1908 celui qui deviendrait le Pape Jean XXIII a fait le chemin en marchant, comme un vrai pèlerin.




Quelques grands personnages qui ont voyagé à Santiago sont : Gotescalco, évêque du Puy, en 950 ; Raimundo II, marquis de Gothia; un siècle plus tard, l’évêque de Lyon; Louis VII de France; Édouard I d’Angleterre; Mathilde, impératrice d’Allemagne; les Rois Catholiques; Philippe II; Don Juan d’Autriche, et tant d’autres..

Naissance du chemin de Saint Jacques de Compostelle

L’histoire du Chemin de Saint Jacques remonte aux débuts du IXe siècle, avec la découverte de la tombe de Saint-Jacques Le Grand, évangélisateur d’Espagne. On pourrait douter de l’identité de restes vénérés, mais cette découverte est l’unique événement crédible, génératrice du Chemin de Santiago.

Depuis la découverte de la tombe de l’Apôtre Jacques, au IXe siècle, le Chemin de Santiago de Compostelle s’est converti dans la route la plus importante de pèlerinage de l’Europe médiévale. Le pas des innombrables pèlerins qui, conduits de par leur foi, se dirigeaient vers Compostelle depuis tous les pays européens, a servi comme le point de départ de tout un développement artistique, social et économique qui a laissé ses traces le long du Chemin de Santiago.

Durant quelques siècles, les pérégrinations vont sérieusement diminuer dû, d’une partie à l’épidémie de peste noire qui touche l’Europe au XIVe siècle et ensuite, à l’apparition du protestantisme.

C’est en 1879, que l’archevêque Payá Rico s’apprête à l’approbation de l’authenticité des reliques et obtient des autorités ecclésiastiques et scientifiques espagnoles de l’époque et que le Pape León XIII ratifie dans sa Bula Deus Omnipotens, permettant aux pérégrinations de s’instaurer à nouveau.

Pour arriver à Santiago de Compostela, les voyageurs trouvent de grandes difficultés, car les chemins sont incertains, les ponts sont détruits et les chaussées romaines se trouvaient dans un piteux état. Comme il n’y avait pas de villes au nord, les zones qui n’étaient pas habités pas la population servaient de refuge aux bandits et les assaillants, volaient et tuaient les voyageurs.

Les rois, Papes et  évêques, savaient qu’arriver à Santiago de Compostela  était dangereux, et ils ont pris des mesures de protection en fondant des hôpitaux et des logements, ont levé des temples et construit des ponts tout le long du chemin.

Année Sainte ou Año Jacobeo

Au XIIe et XIIIe siècle, époque dans laquelle s’écrit le “Codex Calixtino”, première guide du pèlerin, la ville de Santiago de Compostelle atteint sa splendeur maximale. Le Pape Calixto II a accordé à l’Église de Saint Jacques de Compostelle le “Plein Jubilé de l’Année Sainte” et Alejandro III l’a déclaré perpétuel, en se convertissant Saint Jacques de Compostelle en ville sainte, tout comme Jérusalem et Rome.

Une Année Sainte ou Año Jacobeo, c’est quand le 25 juillet, fête de l’apôtre Jacques tombe un dimanche et cet événement se produit 14 fois par siècle. C’est en 2010 qui a eu lieu la dernière Année Sainte, et la prochaine sera en 2021. Pendant cette Année Sainte, on peut obtenir l’indulgence plénière, en restant complètement acquittés de tous ses péchés, mais, certaines conditions sont nécessaires :

  • Il n’est pas nécessaire d’être arrivé en marchant jusqu’à la cathédrale de Santiago ni réaliser un nombre déterminé de kilomètres le long du chemin, mais simplement visiter la cathédrale n’importe quel jour de l’Année Sainte
  • Il est conseillé d’entrer par la Porte Sainte et de se présenter à la messe du pèlerin, qui est célébré tous les jours de l’Année Sainte aux 12.00 heures dans la cathédrale, mais ces deux conditions requises ne sont pas obligatoires
  • S’il est demandé par le Pape, de dire une prière, Notre Père ou Credo.
  • Il est nécessaire de se confesser et de communier, soit le même jour que l’on entré dans la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle ou dans les quinze jours antérieurs ou postérieurs, dans un tout autre lieu.
  • L’indulgence plénière peut se réaliser une fois par jour et peut s’appliquer pour soi même ou par les fidèles défunts.

El Año Jacobeo est inauguré par une cérémonie d’ouverture dans la Porte Sainte l’après-midi du 31 décembre de l’année antérieure, un rituel dans lequel l’archevêque de Santiago frappe avec un marteau en argent trois fois depuis le mur depuis l’extérieur. Le mur, symbolise la dureté du Chemin de Compostelle. Ensuite l’autorité religieuse demande à l’apôtre Santiago la permission d’entrer et le mur est abattu.

Cet accès, utilisé traditionnellement par les pèlerins pour entrer dans la cathédrale, reste ouvert pendant les 12 mois suivants. Fermée avec une grille, la Porte Sainte, était l’une de sept portes de la cathédrale de Santiago. Sur elle on peut voir la forme de l’apôtre Jacques près de ses disciples Teodoro et Atanasio. Aux deux côtés de la porte se trouvent 24 statues d’apôtres, patriarches et prophètes. La Porte Sainte est aussi connue sous le nom de portique du Pardon ou Porte des vingt-sept sages.

Depuis 2004, la porte que les voyageurs à pied utilisent n’est pas l’accès Saint original que, orienté vers un Est, symbolisait la fin du pèlerinage et de l’entrée rédemptrice à une nouvelle vie. Une fois cette porte traversée, on accède à une petite cour dans lequel se trouve la construction originale, tout près du sépulcre de l’Apôtre.

Itinéraires vers Saint-Jacques de Compostelle

La Voie Française, appelée le Chemin Français, est le plus mythique, le plus emprunté et aussi le plus cosmopolite des itinéraires espagnols. Elle entre en Espagne par les Pyrénées, on y accède par le tronçon navarrais, col de Roncevaux depuis Saint Jean Pied de Port ou par le tronçon aragonais, col du Somport, appelée la voie du sud. Le chemin Français traverse les communautés autonomes d’Aragón, Navarra, La Rioja, Castilla y León et Galicia. Tout le long, l’itinéraire est très bien balisé, mais aussi très encombré notamment en été et sur les 100 derniers kilomètres.
L’augmentation des pèlerins, pose de problèmes d’hébergement, surtout pendant les mois de juin jusqu’à septembre.

Le Chemin Côtier, chemin du nord ou Camino del Norte, Camino primitivo, Camino de la Costa, longe la côte atlantique du nord de l’Espagne. Très différent au chemin français, cet itinéraire est plus naturel et plus sauvage, mais entièrement balisé.

Il traverse des régions montagneuses, contourne des rias et des criques et ne dispose que de peu d’hébergements pour pèlerins.

Le Chemin du Nord, fréquenté par les pèlerins débarquant par voie maritime dans les ports basques et de Cantabria entre en Galicia par Ribadeo, depuis la côte du Golfe de Gascogne. Depuis la ville d’Irún, le chemin longe la côte espagnole de la mer Cantabrique, en traversant le Pays basque, la Cantabrie et les Asturies et par A Fonsagrada, depuis l’intérieur du pays dans la province de Lugo.

Le Chemin Anglais. Ce chemin est emprunté par les pèlerins venus du nord de l’Europe et des Îles Britanniques. Jusqu’au Xe siècle, cette voie était la plus fréquentée. Les pèlerins débarquaient en Galicia, au port de La Coruña ou à celui de El Ferrol, et poursuivaient le chemin à pied jusqu’à la Cathédrale de Santiago de Compostela.

Le Chemin Portugais, entre en Galicia en traversant le Pont International qui traverse le fleuve Miño. Le premier village espagnol est Tui, ensuite 16 autres villages se traversent pour arriver à Santiago de Compostelle.

Le Chemin du Sud est ou Ruta de la Plata. Il s’agit de la prolongation vers la Galicia de la chaussée romaine qui reliait les villes de Mérida ( capital d’Extremadura) et Astorga ( Castilla y Léon).

Chemin du Cap Finisterre ou Camino de Fisterra se trouve dans la partie la plus occidentale d’Espagne. Ce chemin qui veut dire fins des terres ou bout du monde, marque la fin du chemin terrestre.

Pour le chemin du Cap Finisterre, l’ancienne tradition, selon laquelle les pèlerins parvenus jusque là brûlaient leurs vêtements et leurs sandales en signe de changement de vie, est encore pratiquée de nos jours.

Chemin du Levant, composé par la route de Valencia, Alicante et la Ruta del Azahar depuis Sevilla.

Les chemins du Levant, ce sont de vraies routes qui ont déjà existé dans les premières années du pèlerinage vers Santiago de Compostela. Ensuite, ces routes ont été oubliés avec la recrudescence de pèlerins qui prenaient le Chemin Français.

La province d’Alicante comporte 3 routes :

Route du Sud : Débute en Pilar de la Horadada et à travers de San Miguel de Salinas et Torrevieja, sensuite Bigastro, Orihuela y depuis ici, en empruntant la Senda del Poeta et la Ruta del Cid, atteint le Chemin du Sureste en Monforte del Cid, en ayant traversé Albatera, Crevillente et Elche.

Route Centrale : la ville de départ est Benidorm en se dirigeant vers Finestrat, Orcheta, Relleu, Torremanzanas, Ibi, Onil, Biar et Villena, et rejoigne le Chemin du Sur-este.

Route du Nord : Prend ses origines dans les villes de Dénia, Javea, Benissa et Calpe, en unifiant les trois routes dans Alcalalí.

Tous les chemins qui partent de différentes villes du Levant, se réunissent en Albacete, pour continuer vers Toledo, Ávila et Zamora, pour arriver à Astorga et rejoindre le Chemin Français.

La Asociación Amigos del Camino de Santiago de Dénia-Marina Alta, s’est donné comme objectif de récupérer les chemins du Levant. Le chemin qui part de Dénia, va passer par Ondara, Pego, la Vall de la Gallinera, Atzúbia, Benirrama, Benialí, Muro de Alcoy, Agres o Alfafara, jusqu’aux routes que partent de Valencia ou Alicante.

Le commencement de la route vers Saint Jacques de Compostelle qui part depuis Dénia, se joint dans la ville de Almansa avec le chemin qui monte depuis Albacete. Il est marqué dans la sortie de la ville dans la route de Dénia à Ondara.

Le Pèlerin

Pendant la période du Moyen Âge, chaque pèlerin qui voulait réaliser le chemin de Compostelle, devait demander une lettre de créance à son évêque, qui à ce moment, était la seule autorité à donner cette autorisation. Ce document lui permettait de trouver un gîte et d’être exonéré de certaines taxes de passage. Une petite enquête précédait généralement la remise de cette lettre pour vérifier que le pèlerin, de par ses faits et actes était reconnu comme un bon chrétien par ses concitoyens.

Selon la distance à parcourir, le voyage pouvait durer jusqu’à 10 ans, et comme les routes étaient dangereuses à cause des bandits, animaux sauvages et maladies, les pèlerins mouraient en route et n’étaient pas surs de revenir, donc, une fois la lettre obtenue, ils faisaient leurs testaments.

Une fois obtenus tous les documents nécessaires pour la grande aventure, le jour du départ, le pèlerin recevait la bénédiction du curé lors d’une messe avec les gens de sa paroisse. Lors de cette messe, le prêtre bénissait une petite pierre que le pèlerin devait apporter dans son voyage et la lancer dans son dos au pied de la Cruz de Hierro (la Croix de fer), peu après Rabanal del Camino (province de Léon). Étant donne que cette petite pierre bénite contenait les vœux des tous les croyants de la paroisse, le pèlerin avait une énorme responsabilité, car il devait tout faire pour la protéger.

À la fin de la cérémonie, venaient les adieux à la famille et amis qui l’accompagnaient jusqu’au prochain village. Toutes ses personnes le quittaient en pleurant, car ils ne savaient pas s’ils le reverraient un jour. C’est en leur disant, Je reviendrai si Dieu le veut, que le pèlerin commençait le long chemin qui allait le conduire jusqu’à Santiago de Compostela.




Pour trouver refuge en tant que pèlerin, il devait présenter la lettre de créance. Mais, avoir un toit ne suffisait pas, et comme il n’avait pas beaucoup d’argent sur lui, il devait travailler quelque temps dans les domaines destinés aux pèlerins et administrés par des religieux. En échange de sa labeur, il recevait un sauf conduit le permettant de travailler dans le domaine suivant et ainsi de suite. Les années passaient avant d’arriver à son but, Santiago de Compostela.

Le chemin de retour prenait le même temps, avec les mêmes dangers, mais cette fois, le pèlerin portait une coquille de Saint Jacques qui le protégeait.

Crédential, Créanciale, Crédencial (en Espagne), ou carnet du pèlerin

Les crédencials actuelles reprennent parfois une recommandation (ou texte d’accréditation) dans le même esprit que lors du moyen âge:

“Le Président de l’Association a l’honneur de recommander à toutes les autorités religieuses et civiles, ainsi qu’aux autorités militaires de la gendarmerie, ce pèlerin qui entreprend vers Compostelle la traditionnelle pérégrination, à la manière des anciens pèlerins, et leur demande de bien vouloir lui prêter aide et assistance en cas de besoin”.

De nos jours ce carnet du pèlerin est appelé Crédential lorsqu’il est délivrée par une association laïque ou Créanciale s’il est délivré par l’Église.

Sous la forme d’un carnet, la crédencial est un document nominatif et personnel, valable a vie et sur tous les chemins menant à Saint Jacques de Compostelle, dans tous les pays. Il est composé de plusieurs pages avec des cases destinées à collecter les tampons (cachets pour les Belges et sellos en Espagne) que vous ferez apposer lors de chacune de vos étapes. Ce document est destiné aux marcheurs, cyclistes et cavaliers qui pérégrinent vers Compostelle

Le crédential, obligatoire en Espagne et recommandée en France et autres pays, va vous permettre de :

  • Accéder aux auberges ou gîtes réserves aux pèlerins.
  • Obtenir La Compostela à votre arrivée à Saint Jacques de Compostelle.

Le crédential se fait tamponner dans tous les endroits qui peuvent attester de votre passage : hébergements, offices de tourisme, mairies, églises, commerces, gendarmeries, bars… Il n’y a aucun crédential officiel et les responsables de tamponner les carnets font preuve d’imagination, en créant le plus beau tampon sans aucune dimension à respecter.

Le crédential sert aussi de recueil de souvenirs et le pèlerin est souvent fier de présenter sa collection de tampons qui lui rappelle aussi les bons moments passés dans ces lieux d’étapes.

La plupart des pèlerins achètent directement leur crédential au bureau d’accueil des pèlerins de leur ville de départ, sinon, par internet, dans les différentes associations jacquaires.

La Compostela

Instaurée au XIVe siècle, la Compostela est un certificat officiel de l’Église délivré par le Bureau des Pèlerins de la Cathédrale de Compostelle. Cela n’a qu’une valeur symbolique car pour l’obtenir, il est nécessaire d’avoir parcouru au moins les 100 derniers kilomètres à pied ou à cheval ou les 200 derniers kilomètres à vélo et de présenter son crédential ou créanciale dûment tamponné. (deux fois par jour).

 

 

 

 

Associations

En Espagne, dans toutes communautés autonomes, existent des Asociaciones de Amigos del camino de Santiago.
Voici le lien qui les regroupe toutes : www.caminosantiago.org

En France : www.compostelle-france.fr/

En Belgique : www.st-jacques.be/

En Suisse : www.chemin-de-stjacques.ch/

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